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QUI SOMMES-NOUS ?
MINDO est une association créée en septembre 2014 pour promouvoir la coopération et les échanges entre Ivoiriens et Français, dans le cadre d’actions de solidarité éducatives en faveur des populations villageoises de Côte d’Ivoire et du village de Mantongouiné en particulier.


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MINDO fonde son action sur des valeurs de solidarité, d’échanges touristiques et de découverte des cultures. La mise en œuvre de ce projet repose sur une étroite collaboration entre membres ivoiriens et français.

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Siège social :
18 rue des Canaris 07130 CORNAS (France)
N°SIRET : 807 953 625 00017

CREER DES LIENS A TRAVERS DES CORRESPONDANCES
Depuis la rentrée des classes 2014, une correspondance entre élèves ivoiriens et français a commencé. Deux collèges français participent à ce projet : le collège Jean Zay de Valence (26) et le collège public de Mormant (77). Deux classes de 5ème écrivent à des écoliers de Mantongouiné. Chaque classe de CM2 du village qui compte deux écoles primaires, échangent des courriers par l’intermédiaire des instituteurs impliqués dans le projet. Les courriers sont écrits en classe, ils contiennent les questions qui permettent à chacun d’imaginer la vie de l’autre, de comprendre les réalités de chacun, de s’enrichir des différences et de grandir conscient des chances qui nous sont offertes, à l’école en particulier. La lettre écrite par la classe est transmise par mail.

Echange de lettres

A Mantongouiné, pas de connexion internet, il faut donc compter sur l’implication totale des enseignants ivoiriens qui se déplacent, par leur propre moyen, sur leur temps libre, vers la ville la plus proche, Danané. Ils payent une connexion dans un cybercafé pour écrire et transmettre le courrier de leurs élèves. L’échange de photos n’est possible, pour le moment, que dans un sens : de la France vers la Côte d’Ivoire.
Les premières lettres ont été reçues avec joie et enthousiasme sur chaque continent. Chacun attend avec impatience la réponse de l’autre.

MOBILISER LES JEUNES VOLONTES «  1 euro pour une bibliothèque ».
L’association a proposé aux jeunes d’imaginer des actions pour soutenir le projet de création d’une bibliothèque à Mantongouiné. Pour la campagne de mobilisation «  1 euro pour une bibliothèque », les collégiens ont proposé de s’investir dans la vente de gâteaux à la récréation, la création d’animations pour présenter l’association ( danse, musique, théâtre) lors des spectacles de fin d’année, le démarchage auprès des particuliers, des mairies, des entreprises.

IMPLIQUER LES JEUNES DANS L’ASSOCIATION
En décembre 2014, en France, les élèves ont été mis à contribution dans la création du logo de l’association. Dans chacun des collèges, quelques artistes en herbe ont proposé une version du logo de MINDO. Les membres du bureau ont retenu les deux meilleurs, enfin le choix final a été proposé au suffrage. Les collégiens ont voté pour le logo qui deviendra l’emblème de l’association.


Dans l’année, les élèves participeront à la mise en forme de ce site en présentant la Côte d’Ivoire, Mantongouiné, et le résultat de leurs divers projets.

LE VILLAGE DE MANTONGOUINÉ
Mantongouiné est un village de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, situé dans la région des Dix-Huit Montagnes, à une quinzaine de kilomètres de la préfecture de Danané. Il compte plus de 3000 habitants qui appartiennent majoritairement à l’ethnie yacouba.
Quand on suit la route goudronnée qui mène à Danané en provenance de Man, au carrefour de Bohopleu Cavally, il faut emprunter une route de latérite sur 4,5 kilomètres au milieu de la forêt tropicale et des plantations de café et de cacao pour arriver à Mantongouiné.
Au rouge de la terre se mêle le vert puissant des montagnes qui l’entourent. Des cases en papot se dressent au côté de maisons de briques et de tôles.

LA SCOLARISATION DES ENFANTS À MANTONGOUINÉ
Le manque de moyens financiers freine la scolarisation des enfants
« Selon l’enquête menée, le manque de moyens financiers des familles est l’obstacle majeur qui empêche la scolarisation des enfants et en particulier les filles qui sont les premières à être affectées lorsque des choix financiers doivent être faits par les chefs de famille. La capacité des familles à prendre en charge l’éducation de leurs enfants a été notamment affectée par l’affaiblissement des moyens de subsistance dans certaines régions, les pertes en vies humaines au sein de certaines familles directement touchées par les violences, ou simplement l’appauvrissement général des communautés après 10 années de tension socio-politiques. »
Extrait du site www.unicef.org

En Côte d’Ivoire, le droit à l’éducation de base pour une frange importante des enfants n’est pas encore assuré. Près d’un enfant âgé de 6 à 11 ans sur deux ne va pas à l’école, avec un décalage entre les garçons et les filles (59 pour cent contre 51 pour cent), et un écart plus prononcé entre le milieu urbain et le milieu rural (66 pour cent contre 48 pour cent).
Le faible niveau de scolarisation est essentiellement attribuable à l’insuffisance de l’offre d’éducation : insuffisance de maîtres et d’établissements scolaires.
Les enfants qui accèdent à l’école ne bénéficient pas toujours d’un enseignement de qualité, avec comme conséquence une faible probabilité d’atteindre la 5è année du primaire (52 pour cent). La faible qualité de l’offre affecte également la motivation des parents à scolariser leurs enfants.
Dans le village de Mantongouiné, les familles vivent de la culture du café, du riz, du cacao, du manioc, de la banane plantain et de la vente de leurs produits sur le marché. Leur revenu est donc faible et dépendant de leur production. Les petites épiceries-drogueries, qu’on appelle « boutiques », les maquis, les « bars » de Côte d’Ivoire sont les commerces du village. Les seuls travailleurs à revenu fixe sont les instituteurs. Ils sont au nombre de 12.
Des années de scolarité bouleversées par les troubles politiques
De 2001 à 2011, la Côte d’Ivoire a connu une période politique instable et tourmentée, se terminant par une guerre civile. Durant ces 10 années, la scolarisation des enfants a été très perturbée. Par exemple, Mantongouiné a vu fuir ses instituteurs-fonctionnaires originaires du Sud car le village étant situé en zone dite « rebelle », ils ne se sentaient plus en sécurité dans la région. Le village a dû faire appel à des volontaires, bénévoles, pour faire la classe aux écoliers.

Quelle école à Mantongouiné ?
Aujourd’hui, deux écoles primaires existent dans le village. Elles ont été rénovées en 2012 grâce à un programme humanitaire international. Les constructions précaires ont laissé place à des bâtiments en briques, aux toits de tôle que le vent violent a cependant détériorés en 2014.
Les écoles de Mantongouiné accueillent 603 élèves pour l’année scolaire 2014-2015. L’effectif de l’école EPP Mantongouiné 1 est de 230 élèves, celui de l’école EPP 2 s’élève à 273.
Photo de l’école EPP 1, juillet 2012.
Les écoles reçoivent des subventions de l’Etat ivoirien. Cependant, elles ne parviennent pas toujours à temps pour les rentrées scolaires. De plus, toutes les écoles ne sont pas subventionnées.
Chaque année, le gouvernement finance un kit de fournitures par élève. Cependant, la dotation est souvent insuffisante. S’il a de la chance, un enfant entrant au CP reçoit une ardoise, 2 cahiers de 100 pages, 1 stylo bleu, 1 crayon, 1 paquet de crayons de couleur et 1 gomme. Les années suivantes, au même kit s’ajoute 1 cahier au nombre de pages plus important. Au CM2 un ensemble géométrique est donné. En ce qui concerne les manuels scolaires, les parents d’élèves doivent les financer, ce qui leur est le plus souvent impossible. Un manuel peut servir à 3 ou 4 enfants. Si un élève n’a plus de matériel, il est renvoyé à ses parents afin qu’ils se procurent le matériel manquant.
Chaque année, la COGES (une fédération de parents d’élèves) impose des frais d’inscription aux parents. Ils s’élèvent à 3 000 CFA (4.5 euros). Cela finance le loyer des instituteurs et le matériel de la classe. A cette inscription, s’ajoute le coût d’un uniforme kaki pour les garçons ou d’une robe carrelée pour les filles.
MINDO souhaite faire en sorte que chaque classe entre le CE1 et le CM2 possède au moins un dictionnaire et des lots de papier rame A4 blanc.

L'état des écoles à Mantongouiné
Dès le premier jour de notre arrivée (août 2015), nous sommes allés faire le tour du village et nous avons découvert les deux écoles.
L'EPP1 (école primaire publique) se situe en bas du village, elle a été construite grâce au financement de la Banque mondiale dans le cadre du PAPC (projet d'assistance post conflit) après 2011.

Ecole Mantongouiné EPP1

Elle est composée de deux bâtiments en dur (parpaings peints avec toit en tôles, ouvertures en damier). Le premier abrite trois classes équipées d'un tableau noir, d'une armoire pour le maître et de bancs pour les élèves. Les classes sont décorées et des affiches parsèment les murs (Conjugaison, Anglais, promotion de la scolarisation et dessins d'élèves). Le second bâtiment abrite trois autres classes et le bureau du directeur.

Ecole Mantongouiné

L'EPP2 se situe en haut du village.

Ecole Mantongouiné EPP2

Composée initialement de deux bâtiments, il n'en reste plus qu'un suite à une tempête qui a détruit l'apatam (construction légère constituée d'une toiture végétale et de murets) qui abritait trois classes. L'Etat ivoirien a promis de le reconstruire avant la rentrée, mais au 15 août, soit un mois avant la rentrée, rien n'est fait (hormis une seule et unique pierre sertie dans le ciment sur le futur site prévu à cet effet).

Ecole Mantongouiné EPP2

Le bâtiment restant, fait de planches disjointes, est en mauvais état et mériterait une réfection totale. Il ne permet d'abriter que trois classes et dans des conditions loin d'être idéales.

Ecole Mantongouiné EPP2

Petit lexique Yacouba
Ne soyez pas surpris, si des enfants vous appellent « tantie » et « tonton » car ce sont les noms donnés aux aînés montrant le respect des plus jeunes, dans toute la Côte d’Ivoire.
Saluer est important au village, vous serrerez la main de votre interlocuteur et vous direz bonjour :
- le matin : prénom + baboho
- l’après-midi et le soir : prénom + itouabo
Tu vas bien ? I mi:sseuha ?
Je vais bien. Ehé a mi : sseu. Et toi ? Bidépeu ?
Comment allez-vous ? Ka mi :sseuha ?
Nous allons bien. Ehé, I mi :sseu
Au revoir :Ka gnin sseubo.
A tout-à l’heure : Koua klhé.
A demain : kwoua diè.

Remercier l’étranger qui est venu rendre visite au village, remercier la personne qui vous a fait du bien est institué dans les coutumes, donc pour remercier une personne, vous direz : I nouémi, I balika, I nouésseu
Pour remercier un groupe de personnes : Ka nouémi, Ka balika, Ka nouésseu
Vous entendrez : « Il y a de la place ici pour toi » en signe de bienvenue : koua yèhè kôh , « Mes félicitations » : kwa yomi, vous répondrez : « ma »
Viendront ensuite les questions pour mieux se connaître :
- Comment t’appelles-tu ? I todé ?
- Je m’appelle …. : N’ Tô + prénom……
- Comment s’appelle ton père ? I deu todé ?
- Comment s’appelle ta mère ? I dé todé ?
- Comment s’appelle ton grand-père ? I jieu todé ?
- Comment s’appelle ta grand-mère ? I nan todé ?
- Comment s’appelle ta fille ? I lou todé ?
- Comment s’appelle ton fils ?I gbeu todé ?
- D’où viens-tu ? I go min ?
Je viens de ….. A go + lieu
- Où vas-tu ? I do min ?
Je vais à la maison : a do kor
Je vais à l’école : a do klahn pleu
- As-tu compris ? I manhan ?
Oui j’ai compris : éhé a manhan
- Veux-tu boire de l’eau ? I deu yi miha?
Veux-tu te laver ? I dé yi zouha ?
Veux-tu manger du riz ? I dé ya zeu ?
-
Qu’est-ce que tu dis ? I po dè ?
Je n’ai pas compris : N’ toi man
Je dis :A pobêhe…
Quelques ordres récurrents :
Assieds-toi : yanhan nou !
Viens : Nou
Quelques prénoms yacouba :
Garçon : Gouet, Gonkanou, Oulaï (un enfant né dans son village maternel), Gueu (jumeau), Droh, Dêwa, Gonlêgbé, Doueu
Fille : Déhé, Dékanou, Zéhé,
Quelques noms yacouba :
Doueu, Gouet, Doh, Kassoueu, Kanon, Droh,
Autres noms :
Konan, Kouakou ( akan), Guéi Doh (guéré)
Pour citer un nom entier, il faut citer le nom en premier, viennent ensuite les prénoms : Gouet Déhé Marie ; Mamadou Déhé Pauline

Signification des noms de villages proches de Danané :
Mantongouiné= sur la montagne des amoureux
Flampleu= chez Flan
Mahapleu= chez Maha

Quelques expressions « nouchi »,langage familier parlé par les jeunes Abidjanais des quartiers populaires :
Môgô/ Djo : un mec, un gars
Gaou : un idiot
La go : la fille
Coco taillé : rasé, chauve
Enjailler : plaire. Ex : tu m’enjailles trop.
Dêh ! : exclamation pour amplifier son propos. Ex : C’est bon dêh ! Arrête dêh !
Tchié : marque d’étonnement, de surprise, de stupéfaction. Ex : Tchié, tu t’es sapé dêh Djo ! (= Waouh, tu es bien habillé ; mon gars !)
Ayi : exprime l’étonnement, comme han, ou encore tchié.
Ya Foye : Foye signifiant Rien en Malinké, Ya Foye veut tout simplement dire « Il n’y Rien » dans le sens de « Rien à Signaler » « Tout va bien ».
Ça ment pas : Quand on dit « Ça ment pas » à Abidjan pour qualifier une chose, on veut tout simplement dire qu’elle est de bonne qualité. On peut l’employer pour faire l’éloge d’un gars (jeune homme) : « le gars là ment pas », pour dire qu’il est séduisant.
Affairé / Kpakpato : Un « affairé » ou « kpakpato » est une personne qui aime les commérages, qui s’occupe beaucoup de ce qui ne la regarde pas, qui aime cafter et dire des ragots. « Les affairages » sont donc les commérages dont sont friands les ivoiriens.

Des expressions à double sens :
Je vais te montrer qui a mis l’eau dans coco : je vais te montrer de quel bois je me chauffe.
C’est dans ma bouche que tu veux manger ton piment : tu veux me pousser au commérage
Tu chauffes mon rognon : tu m’énerves
Proverbes ivoiriens :
Petit marteau casse gros cailloux (= La force ne dépend pas de la taille.)
Caca ne blesse pas mais quand tu marches dedans tu boites. (= Certaines choses peuvent avoir des conséquences inattendues.)
Piment brûle mais asticot vit dedans. (=Il faut savoir s’adapter son environnement, même hostile.)
Poisson vit dans l’eau mais on peut le noyer. (=A malin, malin et demi.)
Qui avale une noix de coco fait confiance à son anus (= Ne jamais reculer face aux difficultés de la vie, quelle que soit leur taille)

Que mange-t-on en pays yacouba ?
Les sauces accompagnent le plus souvent le riz : sauce arachide (cacahuètes), sauce graine (de palme), sauce gombo, sauce feuille (épinards, feuilles de manioc ou de patates douces…)
Le riz peut être remplacé par :
Le foutou : pâte obtenue après avoir cuit et pilé des tubercules
Le béhé national (yacouba) ou kplé baha (guéré) : foutou de manioc que les Mantongouinéens et les yacouba adorent
Le placali : boule de manioc fermenté
Pour obtenir ces boules il a fallu piler : écraser (le manioc, la banane pour faire du foutou, des graines de palme)
Pour assaisonner ces plats, une bonne cuisinière ivoirienne ajoutera toujours au moins un cube maggi.
L’alloco : bananes frites accompagnées d’une sauce tomate et d’œufs qui correspond à un goûter

Viandes et poissons d’accompagnement :
Le poulet, le bœuf, le cabri, le porc peuvent accompagner toutes les sauces.
Le machoiron : poisson –chat
Le poisson sec
La viande de brousse : gibier (agouti, biche, phacochère, hérisson, singe…)

Que boit-on au maquis ?
Une bock/ une Drogba : bière de grand format en l’honneur de Didier Drogba
Le bangui : vin de palme
Diji : eau
Le koutoukou : eau de vie de vin de palme

Que boit-on dans la rue ou chez soi ?
Le dêguê : bouillie de mil et de lait caillé
Le jus de bissap : jus tiré des fleurs de l’arbuste hibiscus.
Le jus de gingembre : nyamakoudji en djoula.

Amis de MINDO,
KA NOUEMI, KA BALIKA, KA NOUESSEU.

Ces mots yacouba vous remercient, vous les amis donateurs, connaissances, élèves du collège de Mormant et du collège Jean Zay de Valence. Nous vous remercions pour votre générosité, vos dons, votre participation à la concrétisation du projet. Grâce à vous, la bibliothèque de Mantongouiné a vu le jour. Les enfants du village bénéficieront dès la rentrée d’un accès aux livres.

Merci aux enfants

L’association remercie les éditions VALESSE édition, en particulier Madame Diomandé, sa directrice. L’association a trouvé auprès d’elle des conseils quant au choix des livres, un lien vers ses collègues éditeurs d’Abidjan, et un soutien matériel puisque les éditions Valesse ont offert une quinzaine d’exemplaires de romans de littérature jeunesse à la bibliothèque de Mantongouiné.

Edition Valesse

MINDO remercie aussi NEI CEDA qui l’a aidée à sélectionner des ouvrages africains et qui lui a fait bénéficier d’une remise sur l’achat des livres de leurs collections.
Un remerciement particulier aux habitants du village pour leur accueil chaleureux. Nous comptons sur vous pour que la bibliothèque soit la première pierre de notre collaboration. Mindo remercie également les artisans : maçon, charpentier, menuisier, ouvriers qui ont travaillé avec sérieux et efficacité.

Merci aux artisans

Enfin, une mention toute particulière aux instituteurs des écoles primaires investis dans le projet, sans qui la bibliothèque ne pourra pas fonctionner : Messieurs TAHA Pamphile et TAHA Marcel, nos interlocuteurs de confiance.

Merci institeur Pamphile

Amis de MINDO, KA NOUEMI, KA BALIKA, KA NOUESSEU.

Merci institeur Marcel

Fabliau: Au collège Jean Zay de Valence
En cours de français, les 5èmeC ont étudié des fabliaux du Moyen-Age français, de courts textes satiriques qui prennent ancrage dans le quotidien médiéval pour critiquer les défauts humains comme la naïveté. En prolongement de cette étude, les élèves ont créé des fabliaux modernes dont le cadre devait être celui de la Côte d’Ivoire, et du village de Mantongouiné en particulier. A cela s’ajoutait la contrainte d’illustrer une expression à double sens comme « prendre le taureau par les cornes » ou « je vais te montrer qui a mis l’eau dans coco ». Bonne lecture !

Histoire de beignets
Je vais vous conter une histoire que je tiens de mon frère. Cette histoire se passe à Mantongouiné.
Un jour, un gaou nommé Mamadou avait égaré son argent pour ses beignets et un môgô nommé Gonkanou était tombé sur cette monnaie avec laquelle il voulait s'enjailler en mangeant un bon beignet. Quand le gaou Mamadou apprit cette histoire, il voulut immédiatement récupérer son argent. Alors, celui-ci alla trouver le môgô et le supplia de lui rendre son argent. L e môgô refusa et le gaou partit sans en demander plus.
Mamadou qui était peu intelligent alla demander conseil à son grand frère Oulai qui lui dit : « caca ne blesse pas mais quand tu marches dedans tu boites . Tu dois faire attention à tes affaires, maintenant tu vas le voir et lui montres qui a mis l'eau dans coco.
Ce naif alla voir le môgô avec une noix de coco dans la main et lui dit en versant de l’eau par un trou qu’il avait fait dans la noix :
- Regarde c'est moi qui mets l'eau dans coco »
Gonkanou explosa de rire et lui dit :
- celui qui t’a conseillé de mettre l'eau dans coco ne l'entendait pas sur ce point mais ce n'est pas grave tu diras à la personne qui t’a dit ça que la violence ne sert à rien » et il lui rendit son argent. Mamadou retourna dans son quartier pour s'enjailler avec son beignet .
La morale de cette histoire c'est que la violence est inutile, mieux vaut discuter et trouver un compromis plutôt que se servir de la violence.
Mathias B. 5°C, texte mis en voix pour la présentation du projet solidaire devant les parents du collège Jean Zay

Je vais vous raconter une histoire, celle d'une jeune fille qui s'appelait Dékanou.
Elle habitait en Côte d'Ivoire au village. Elle était gourmande : elle mangeait tout le temps, soit de la sauce graine soit du foutou soit du placali. Dékanou était aussi toujours bien sapée. C’était donc une jolie fille.
Elle avait une amie qui s'appellait Zéhé . Ce jour-là, elle lui rendait visite pour la préparer au concours de beauté de miss Abidjan. Elles s'entraînaient à répondre aux questions du présentateur. Zéhé était là pour lui éclairer la lanterne de Dékanou.
Zéhé dit à son amie : «tchié ! tu m'enjailles trop, ôh ; tu vas participer au concours de miss Abidjan ! Si tu veux gagner, tu dois être tirée à quatre épingles ! » . Dekanou lui répondit:
- Ayi avec mon coco taillé les épingles ne vont pas tenir !
- Il faut vraiment que tu leur jettes de la poudre aux yeux. On va regarder dans ta garde de robe. Ca ment pas ôh ! Tes habits sont de bonne qualité, ma copine. Il faut que tu te mettes en aiguilles, et que tu mettes du maquillage flashy.
Dékanou rétorqua :
-T'inquiète pas ma copine : demain je vais me saper au taquet» .
Le lendemain, au concours de Miss Abidjan, Dékanou vint défiler en rideau tiré par quatre épingles, elle avait mis des aiguilles à coudre autour d'elle, elle était maquillée comme un clown, elle avait une perruque en poils de chien. Lorsque vint son tour de passer devant les jurés, ils lui demandèrent qu'elle était le pays de ses rêves, celui où elle voulait aller, elle répondit:
- mon pays de rêve, celui où je rêve d'aller est Abidjan.
Au début de son défilé tout le monde s'était moqué d'elle, mais dès lors qu'elle répondit à la question on commença à l'applaudir . Et au final, elle gagna le concours de miss Abidjan car les jurés aimaient sa tenue originale.
Morale : il faut toujours rester soi-même et ne pas toujours écouter les gens.
Cynthia K. et Zahara A.

Je vais vous raconter une histoire à propos d'une jeune femme nommée Kanoudé Gouet Kayla.
Cette femme était très pauvre. Elle demandait souvent de l'argent aux habitants mais malheureusement personne ne lui en donnait.
Un jour, elle alla récolter du manioc, et elle vit un homme riche qui plantait du manioc dans le champ. Elle s’approcha de lui et lui demanda :
« Monsieur...je n'ai rien à manger, pourriez-vous me laisser tous ces maniocs s'il vous plaît... » L'homme répondit :
- Madame je suis désolé, Dêh , mais il me faut nourrir tous mes enfants .Allez ! Prenez le taureau par les cornes et foncez Dêh ! » Kayla, naïve, ne comprenait pas vraiment ce que l'homme lui conseillait mais elle était ravie du conseil et s'en alla voir un taureau.
Dans un champ voisin, elle escalada un enclos et elle s'approcha du taureau qui lui, n'avait pas peur, il ne bougea point. Elle attrapa le taureau par les cornes et tira. Le propriétaire du taureau vit la scène et courut vers la jeune femme en lui criant : « Arrêtez ! Ayi ! Que fais- tu ?! Ti es folle, tchié ! » La jeune femme regarda le propriétaire et lui expliqua tout en continuant de tirer les cornes du taureau :
- Heyy Monsieur ! On m’a dit de prendre le taureau par les cornes ! Je le fais Tchip ! » Le propriétaire se calma et lui dit : « Vous êtes gaou ! Madame , lâchez les cornes de mon taureau , je vais vous expliquer ce que l'on vous a conseillé tchié ! » Elle lâcha les cornes du taureau et écouta le propriétaire.
- Madame, on vous a donné un bon conseil , c’était de foncer travailler, pas de prendre mon taureau par les cornes ! Je vous donnerai mon taureau ainsi que quelques maniocs en ma possession , et je vous donnerai 1500 francs pour vous.
MORALE DE L'HISTOIRE : sachez qu’il faut savoir et comprendre ce que la personne vous dit avant d'agir.
Stécie N. et Donia F. 5ème C

Je vais vous raconter l’histoire d un jeune môgô de 13 ans nommé Mamadou.
Mamadou était très intelligent mais son seul défaut était la naïveté .
Un jour, la maman de Mamadou lui demanda d’aller acheter du manioc car elle n’ en avait pas assez pour finir son foutou donc elle lui donna juste assez pour en acheter.Alors qu’il était en chemin, un gaou lui vola son argent et partit en courant; Mamadou, triste et embarrassé rentra chez lui.
Sur le chemin du retour, un marchand de fruits et légumes le vit dans cet état et lui demanda ce qu’il avait :
« qu’y a-t- il mon enfant ?
-Un gaou m’a volé le seul argent que j’avais pour acheter du manioc ,ma mère m’a envoyé en chercher pour son foutou si je ne lui ramène pas, elle va me tuer !
-Faut blè-blè , faut blè-blè, prends ce manioc et rentre vite chez toi.
-Merci beaucoup dêh !
Il rentra donc chez lui, quand sa mère apprit ce qu’il s était passé, elle dit :
-Tu vas prendre le taureau par les cornes et tu vas aller le voir moi je ne serai pas loin au cas où ça se passerait mal !
Le lendemain Mamadou alla à l endroit où le voleur lui avait volé son argent avec un énorme taureau, il le prit par les cornes et dit au voleur :
- Rends-moi mon argent !
Le voleur éclata de rire et dit :
-excuse-moi, il lui rendit l argent et continua : au fait je m’appelle Doni Déhé Moussa .
-Moi c est Mamadou. »
Les deux jeunes se sourirent et partirent boire un jus de bissap ensemble.
Charlotte, 5ème C

Je vais vous raconter l'histoire d'une go qui s'appelait Dékanou.
Elle avait 16 ans, elle habitait en Côte d'Ivoire. Elle avait aperçu un djo qui lui plaisait, il s'appelait Mamadou. Ils s’étaient rencontrés lors d'une fête au village.
Un jour, elle alla voir sa copine Zéhé et lui expliqua qu’elle avait rencontré un jeune homme qui s’appelait Mamadou. Zéhé lui donna un conseil pour séduire ce mogo :
« Prends le taureau par les cornes et va parler à Mamadou lors de la prochaine fête du village, qui sera en fin d’après midi .
- Bon d'accord , demain après-midi à la fête du village, je prendrai le taureau par les cornes ,et j'irai lui parler .
Le lendemain après-midi, Dékanou alla chercher un taureau dans un champ, le prit par les cornes , et l'emmena à la fête du village. Une fois arrivé, le taureau apeuré par la foule se débattit. Tout le monde cria, ce qui énerva davantage le taureau . Mamadou vit Dékanou qui était en détresse. L'homme courageux courut pour la sauver. Ce qu’il fit bien. Ils allèrent boire un coup dans un bar et discutèrent.
- Merci de m'avoir sauvé la vie, quand j’allais me faire piétiner par le taureau
- Petit marteau casse gros caillou, dêh !
Ils rièrent toute la soirée et tombèrent amoureux. Ils se marièrent et s'enjaillèrent au mariage et eurent 1 enfant du nom de Goué et finirent heureux.
Morale: La morale de ce fabliau est qu'il ne faut pas toujours prendre les choses au sérieux heureusement que Mamadou était là, caca ne blesse pas mais quand tu marches dedans, tu boites.
Anaëlle C. et Olivia D. 5ème C

Je vais vous raconter l'histoire de Moussa, un garçon qui n'avait qu'un ami, Francis, un grand gaillard.
Ces deux grands amis d'enfance vivaient à Mantongouiné.
Mais un jour, pour la première fois, les deux amis se disputèrent à cause d'une go nommée Zéhé car chacun d'eux l'aimait de son côté.
Moussa qui n'avait que Francis comme ami, se retrouva seul car Francis avait « pécho Zéhé », comme il le disait. Moussa demanda à son père comment faire pour retrouver son ami qui l'ignorait depuis ce jour.
Son père lui dit de faire table rase du passé, Moussa qui en avait assez d’être tout seul invita son ami au restaurant. Ce dernier accepta.
Ils se retrouvèrent le soir même au maquis. Moussa fit table rase et poussa tout la table par terre.
« Pourquoi as-tu fait ça ? s’écria Francis.
-Mon père m'a dit de faire table rase avec toi. »
Francis reconnut avoir ignoré son ami, ils se serrèrent la main, puis Francis et Moussa rentrèrent chez eux. Plus amis que jamais.
L'amitié est plus fort que l'amour, c'est pour ça qu'il ne faut jamais laisser tomber ses amis.
Pierre Rates et Pierre Marques, 5ème C

Je vais vous raconter l'histoire de Diomandé, un petit garçon ivoirien qui vivait dans le village de Mantongouiné.
Un jour, un homme nommé Julio vint à Mantongouiné et proposa à des gens du village du travail. La famille de Diomandé n'avait pas beaucoup d'argent du coup Diomandé accepta le travail que Julio lui proposa.
Ce que Diomandé ne savait pas c'est que Julio ne payer pas ses employés. Diomandé commença à travailler mais Julio avait déjà préparé ses plans pour les rouler dans la farine et s'enrichir lui ainsi que sa famille.
Le jour où Julio devait payer Diomandé ainsi que tous les employés, il trouva une excuse en disant que les récoltes de canne à sucre n'avaient pas encore été vendues donc il n'y avait pas d'argent. Diomandé méfiant se doutait que Julio les arnaquait et gardait l'argent pour lui. Diomandé demanda à son père, s’il devait continuer à travailler pour Julio sachant qu'il leur mentait au sujet de leur salaire mensuel. Son père lui conseilla d'arrêter ce travail qui ne lui rapportait rien. Mais avant de partir son père lui dit :
« Mon fils fait en sorte que sa manigance se retourne contre lui.
-D'accord lui répondit Diomandé.
Pendant la nuit, Diomandé s'introduit dans le bureau de Julio qu'il avait fait installer pour surveiller les gens du village. Diomandé fit en sorte que l'argent de Julio vint aux habitants de Mantongouiné. Le lendemain, Julio entra dans son bureau et vit que tous ses dossiers contenant de l'argent n'étaient plus là et en sortant de son bureau il vit la police locale avec Diomandé à ses côtés qui les avait prévenus de ses agissements. Julio se fit arrêter et partit en prison. Le village retrouva son calme et plus personne n'eut de problème d'argent.
Morale : souvenez qu'il ne faut jamais mentir, cela peut vite se retourner contre vous.
Quentin Orard, Rafaël Nathou, 5ème C

Je vais vous présenter l'histoire d'un garçon qui se nommait Gonkanou, son problème c'est qu'il est amoureux d'une fille qui se nomme Déhé, mais il est timide, il n’ose pas lui parler car il a peur de sa réponse.
Donc, un jour, il demande un conseil à son ami Mohamed qui lui donne son conseil.
Il lui dit :
« Mets-lui en plein les yeux.
Donc Gonkanou va voir Déhé, son coup de cœur, il va la voir et lui dit :
-Bonjour je m'appelle Gonkanou.
Comme son ami lui a dit de lui en mettre plein les yeux, alors Gonkanou lui met plein de gouttes de parfum dans les yeux de la jeune fille et il pensa l'avoir rendu aveugle d'amour.
Puis Déhé lui dit :
-Mais vous êtes fou ! Vous n'avez pas honte ?
Et Gonkanou ne réagit pas et partit honteusement.
Slimane K. et Gokan A. 5ème C

Je vais vous raconter une histoire sur deux enfants amis depuis toujours.
Mamadou vivait dans les glôglô au nord d'Abidjan et Diomandé vivait dans une belle maison au sud d'Abidjan.
Tous deux se sont rencontrés à l'école principale de Mantongouiné un petit village du nord ouest de la Côte d'Ivoire.

Un jour, un Môgô enleva Mamadou. Diomandé avait tout vu mais au lieu d'appeler la police il les suivit jusqu'à un point d'eau dans le désert. Je vais vous apprendre une chose, Diomandé était ceinture noire de karaté. Il dit au môgô: « Petit marteau casse gros cailloux. »
Le môgô ne comprit rien car il était français.
Il alla chercher le plus petit marteau du monde et cassa un gros caillou, Diomandé se dit qu'il était très stupide.
Diomandé l’attrapa, le retourna et le mit K.O.
Il sauva son ami et cette histoire resta secrète à jamais.
Théo E. 5ème C

Dans un village un brave paysan nommé Mamadou vivait seul dans une vieille case.
Il s'occupait de ses 3 vaches, de son taureau et avait également quelques poules. Il ne rencontrait pas souvent les autres habitants du village car il aimait vivre paisiblement et tranquillement. Il n'était pas trop apprécié par le voisinage qui disait de lui qu'il vivait comme un ermite et qu'il n'était pas très courageux.
Un jour il croisa Oulai. Il vient à sa rencontre et lui dit :
- allez un peu de courage même s’ il fait chaud vous devez vous occuper de vos bêtes là !
A quoi Mamadou lui répondit :
-Oui mais elles s'occupent d'elles toutes seules; je n'ai pas le courage de sortir par cette grand chaleur.
- Voyons lui dit Oulai, il faut affronter cette chaleur et prendre le taureau par les cornes là !
Mamadou perplexe rentra chez lui et s'assied devant sa case. Il repensa aux paroles d’Oulai. Soudain, il sortit dans son jardin et alla dans le champ où il avait mis ses bêtes. Il s'approcha du taureau, l’attrapa par les cornes et se mit à courir dans tous les sens.
Les voisins assistèrent à la scène et racontèrent à qui veut l'entendre ce qu'avait fait le paysan. Tout le monde riait, surtout Oulai. Car oui il avait bien dit au paysan de prendre le taureau par les cornes mais cela voulait surtout dire "qu'il fallait qu'il se bouge".
Oulai gagna une vache et s'en alla avec sa vache en étant très content.

MORALE DE L'HISTOIRE : il faut respecter ces voisins et vous serez récompensé.
Cheima M, 5ème C

Je vais vous raconter l'histoire d'une jeune fille appelée Konan.
C’était une jeune fille sérieuse qui tenait beaucoup à réussir ses études. Quand elle rentrait de l'école elle allait dans sa chambre et faisait ses devoirs et elle prenait son cahier et révisait sa leçon, après plusieurs heures de révisions, elle s'endormait.
Un matin, elle se leva et se prépara, elle avait tellement peur de rater son contrôle qu’elle tournait en rond dans son salon. Plus tard, elle alla à l'école et finit à 11h, elle prit son cahier et révisa son contrôle. A 12h, elle alla dans la cuisine et s'assied sur une chaise et regarda sa mère faire le foutou, elle mit la table et demanda à sa mère :
« Maman , j'ai peur de rater mon contrôle . »
Sa mère arrêta sa préparation et lui expliqua :
« Ma Chérie , c'est le stress, tu vas aller à l'école et prendre le taureau par les cornes. »
Konan se leva et partit à la ferme de son grand- père et alla voir les taureaux. Arrivée devant l'enclos, elle entra dedans. Elle se positionna devant un taureau et prit ses cornes et le tira. Le taureau la poussa contre la barrière. Elle poussa un cri alors le grand-père de Konan arriva et repoussa le taureau. Il prit Konan et la ramena chez lui pour la soigner. Une fois remise sur pieds, son grand père lui demanda :
« Konan pourquoi es-tu allée voir les taureaux ? »
Elle répondit :
« Maman m'a conseillé d'aller prendre le taureau par les cornes et d'aller à l'école . » Il rit et répondit :
« Elle voulait dire de faire face à tes difficulté pas de prendre un vrai taureau par ses cornes, c'est une expression . »
Ils rièrent ensemble puis Konan partit à l'école. Arrivée là -bas elle fit son contrôle et eut un 20/20 .

Morale : n'agissez pas trop vite , sinon vous finirez blessé .
Kenza, 5e C

Je vais vous raconter l'histoire de Boubakar et Gouet.
Ils vivaient dans le village de Mantongouiné en Côte D'Ivoire. Dans leur village, ils faisaient partie des plus pauvres alors qu'ils travaillaient.
Un jour, ils allèrent pêcher des poissons dans l'étang du village, mais lorsque Boubakar attrapa un énorme machoiron, tellement gros qu'il aurait pu nourrir toute sa famille, Gouet lui vola son poisson et partit en courant avec.
Boubakar le poursuivit jusqu'à ce qu'il l'eut presque rattrapé, mais à ce moment-là, un tracteur arriva à pleine vitesse en face de Gouet et le renversa de plein fouet puis continua sa route sans encombre.
Boubakar ramassa son poisson puis appela les ambulanciers du village. Les ambulanciers embarquèrent le corps évanoui de Gouet jusqu'à l’hôpital dans lequel il resta 3 semaines. Boubakar rendit visite à son ami pour se faire pardonner, en entrant dans sa chambre, il lui dit qu'il faisait table rase du passé. Gouet lui répondit: « Quelle table vas-tu raser ? »
Boubakar lui expliqua l'expression et ils purent se réconcilier et pêcher de nouveau ensemble.
Grâce à cette histoire, on peut conclure que l'amitié est plus forte que tout et qu'elle peut surmonter toutes les épreuves.
Jules M. et Allan C. 5ème C

L'impact d'une bibliothèque
"Si vous avez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut" Cicéron
MINDO a choisi d'implanter une bibliothèque à Mantongouiné car c'est un équipement dont la région manque cruellement. Aux dires des habitants, plus aucune bibliothèque n'y subsiste, celle du lycée de Danané ayant été pillée et non renouvelée après les évènements de 2010.
Les écoles primaires de la région ne bénéficient donc pas d'un accès aux livres non scolaires et grâce à l'initiative de MINDO, Mantongouiné est le premier village dont les enfants pourront découvrir des livres adaptés à leur âge et propice à nourrir leur imaginaire.

Echantillon de livres 1

En effet, sur les 358 ouvrages apportés cette année, de nombreux contes (Mama Yata, Siribani la petite sirène) et autres histoires pour enfants (Le petit garçon bleu de Fatou Keïta et Kyoko Dufaux), africains ou non, permettront aux enseignants d'ouvrir l'esprit de leurs élèves à un monde plus vaste.

Cérémonie de réception des livres

Des romans de la littérature de jeunesse (L'île au trésor de R-L. Stevenson, Le retour de l'enfant soldat de François d'Assise N'DAH) et de la littérature mondiale (Germinal d'E. Zola) donneront aux plus âgés et aux plus curieux l'envie d'aller plus loin dans leur accès à la culture.
De nombreux ouvrages documentaires (Encyclopédie des animaux) et autres magazines pour enfants (Doc Images) pourront aussi servir de supports à des approfondissements de cours de sciences ou de découverte du monde. Les dictionnaires offerts pour équiper chaque classe des deux écoles seront aussi des outils précieux pour une meilleure maîtrise du Français qui est la langue de l'apprentissage scolaire en Côte d'Ivoire.

Echantillon de livres 2

MINDO espère que la bibliothèque de Mantongouiné fera aussi naître des vocations chez les enfants dans des domaines qui ne leur sont pas familiers, mais pour lesquels les livres leur feront se prendre de passion. Que des astronomes, écrivains, physiciens, archéologues ou poètes viennent concurrencer les footballeurs célèbres dans les rêves des enfants !
Pour conclure, cédons la parole à l'illustre T. S. Eliot, prix Nobel de littérature en 1948 :
"L'existence même des bibliothèques est la meilleure preuve qu'il peut y avoir de l'espoir pour le futur de l'Homme."

En 2015, construction de la bibliothèque : état des travaux

Le choix du site pour la bibliothèque
Lors de la première réunion de MINDO avec M. Pamphile Taha. et Marcel Taha, les deux enseignants qui travaillent avec l'association, la question du choix du site a été posée.
L'EPP1 s'est imposée comme l'endroit adéquat du fait de l'état de l'EPP2 et de sa délocalisation prévue à court terme. Une visite sur le terrain est prévue pour le lendemain avec les directeurs des écoles et les chefs du village.
In situ, la décision est prise d'accoler le local de la bibliothèque au bureau du directeur car le terrain qui le jouxte est plat et offre des possibilités d'extension ultérieure. De plus, sa surveillance et sa gestion seront ainsi facilitées.

Choix du site

Etape 1 : 03/08/15 : un emplacement pour la bibliothèque est attribué par les chefs du village et les responsables des écoles.

fondations de la bibliotheque

Etape 2 : 04/08/15 : le terrain est défriché et les limites de la construction sont positionnées.

fondations de la bibliotheque

fondations de la bibliotheque

fondations de la bibliotheque

Etape 3 : 04/08/15 : les tranchées des fondations sont creusées, le terrassement est fait. Le drainage sera possible grâce à une tranchée creusée à un mètre des murs afin de conduire les eaux de ruissellement à l’arrière du bâtiment.

fondations de la bibliotheque

Etape 4 : la première pierre est posée et un vin est partagé avec les ancêtres afin que la bibliothèque soit protégée.

fondations de la bibliotheque

Etape 5 : 10/08/15 : les fondations sont en place.

fondations de la bibliotheque

Etape 6 : au départ de l’association, le 12 août : les murs sont en construction. Deux rangées de briques sont déjà montées.

fondations de la bibliotheque

Etape 7 : 16/08/15 : les murs sont montés jusqu’au chaînage.

fondations de la bibliotheque

Les travaux ont continués entre le 16 août et la rentrée des élèves, le 14 septembre.

fondations de la bibliotheque

Etape finale : 13/09/15 : Fin des travaux
Pose de la porte d’entrée et des deux fenêtres, pose de la charpente et des tôles de la toiture, crépissage intérieur et crépissage extérieur. La dalle est coulée.

fondations de la bibliotheque

La bibliothèque est maintenant prète pour accueillir les enfants. L'inauguration aura lieu, comme prévue, début octobre 2015.

fondations de la bibliotheque

Projet : faire appel à un calligraphe pour peindre le logo de l’association sur la façade de la bibliothèque, faire participer les enfants de l’école à la décoration des murs extérieurs.

Budget de l'association MINDO pourl'année 2015

Mindo est une association régie par la loi de 1901 à but non lucratif.
L'association est composée uniquement de bénévoles et ne bénéficie pas de subvention.
C'est donc en grande partie grâce à vos dons, que cette année nous avons pu construire une bibliothèque dans le village de Mantongouiné.

budget 2015

Cette bibliothèque, à usage des instituteurs et des enfants scolarisés dans les écoles de Mantongouiné, contient 360 livres et 16 dictionnaires.
Elle a été construite par le maçon du village et son équipe.
Les livres sont rangés dans des étagères contruites en Iroko (essence locale) par le menuisier et charpentier du village , un bois idéal pour résister,sans traitement, à l'humidité et aux insectes.
La porte et les fenêtres métalliques permettent une fermeture sécurisée de la bibliothèques. Elles ont été fabriquées, à notre demande, sur mesure, par le férailleur du village de Mahapleu, village voisin de Mantongouiné.
Les briques de terre ont été achetées à différentes personnes dans le village.

dépenses 2015

Les membres de l'association Mindo sont allés, à leurs frais, sur place, afin de veiller à l'avancement des travaux et pour apporter les premiers livres.

Ainsi, la construction de la bibliothèque, a permis de faire travailler tout un village pendant la saison des pluies, période particulièrement difficile pour les habitants. Ayant participé à la construction, les habitants de Mantongouiné sont fiers de cette bibliothèque qui est la seule de la région.

PROJET SEPTEMBRE 2016 :

Permettre aux élèves de CM2 de continuer leur scolarité au collège.
Passée l'épreuve de l'examen de fin de CM2, les diplômés sont affectés loin du village de Mantongouiné. Cela signifie pour les jeunes adolescents : quitter leur famille au village et se prendre en main. Pour leurs parents cultivateurs, cela correspond donc à des préoccupations morales et financières. Ils doivent trouver un tuteur dans la ville d'affectation, trouver une location parfois partagée avec d'autres familles de Mantongouiné, payer les frais de nourriture, des fournitures, des manuels, des uniformes.
MINDO souhaite payer les frais d'inscription en 6ème afin d'encourager les familles à la poursuite d'études de leurs enfants.

Merci à l’école St François !
Ce mardi 22 mars 2016,  l'école St François de Loriol, dans la Drôme, a accueilli  MINDO. Contactée par l'association des parents d'élèves, l'APEL, l'association s'est présentée aux enfants des classes de maternelle aux CM2. Elle a reçu un bel accueil. Attentifs et curieux, les enfants ont découvert la Côte d'Ivoire, le village de Mantongouiné et ont compris l'importance de leur généreuse action à venir.
En effet, ils s'apprêtent à participer à un repas "bol de riz" organisé chaque année par l'équipe éducative et les parents. Les enfants se retrouvent lors d'un déjeuner pour partager un bol de riz, l'argent récolté ce jour-là sera offert à MINDO.
Ce don participera au financement de notre projet pour 2016 : financer l'inscription au collège des élèves de Mantongouiné actuellement en CM2.

Le projet des collégiens mormantais
Les élèves de Cinquième du collège de Mormant vont, cette année, participer à une course solidaire qui aura lieu le vendredi 13 mai. Pour chaque kilomètre parcouru par un Cinquième, un parrain lui versera une petite somme convenue à l'avance. Les gains ainsi obtenus seront reversés à Mindo qui les utilisera pour financer l'inscription en Sixième des CM2 de Mantongouiné.
Vive la solidarité franco-ivoirienne !

La vie de bibliothèque en 2016

La bibliothèque est maintenant entièrement peinte.

bibliothèque peinte

Les professeurs de Mantongouiné qui ont également participé au projet sont heureux de nous présenter les livres dans la bibliothèque.

Professeur dans la bibliothèque

Les élèves utilisent les dictionnaires en classe.

dctionnaire en classe

Le directeur remercie Mindo, pour la construction de la bibliothèque. Les professeurs peuvent utiliser les dictionnaires pour aider les élèves.
D'après le directeur, cette année (2016), le niveau des élèves a progressé grâce à la fréquentation de la bibliothèque par les élèves.

Directeur de l'école de Mantongouiné

Les élèves de CP peuvent s'entraîner à lire avec les livres que vous nous avez aidés à collecter.

Lecture d'un élève de CP

Le professeur utilise les jeux pour que les élèves apprennent à additionner.

Apprendre les additions

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